( 23 mai, 2008 )

L’organisation de l’armée impériale : la Garde

L’organisation de l’armée impériale 

I. La maison de l’Empereur 

Elle était dirigée par le maréchal Vaillant, vieux compagnon de Napoléon III et premier ministre de la guerre. Elle était constituée de quatorze aides-de-camp permanents et de deux à titre honorifique. Dix étant général de division, cinq étant général de brigade et un amiral. Huit étaient présents au début des hostilités. Elle avait aussi une section de topo-graphie dirigée par le général de Béville, aide-de-camp de l’empereur. 

L’empereur avait douze officiers d’ordonnance dont un officier de marine. 

L’escadron des Cent-Gardes – formé par le décret du 24 mars 1854 – était attaché à la maison de l’empereur et assurait la sécurité des résidences impériales et de celui-ci lors de ses déplacements sur le terrain. Il comprenait dix officiers et cent trente-sept cava-liers. Il accompagna l’Empereur lors de la très court campagne de l’été 1870. 

Un escadron de gendarmes montés – formé en août 1854 – qui appartenait à l’origine à la Garde impériale fut placé sous le commandement du maréchal Vaillant sous la dénomination de « Gendarmes d’élite » pour assurer la sécurité des palais. Il accompagna l’Empereur lors de la très court campagne de l’été 1870. 

II. La Garde impériale 

Napoléon III décida par décret du 1 mai 1854 de reformer la Garde impériale. Elle servit en Crimée et en Italie. Elle avait la taille d’un corps d’armée en 1870. La Garde joua un rôle mineur dans la campagne. Elle intervint le 16 août à Mars-la-Tour et à Gravelotte/Saint-Privat. 

1ère division (de voltigeurs) 

Elle était constituée de deux brigades à deux régiments de trois bataillons plus un bataillon de chasseurs. Les troupes divisionnaires comprenaient deux batteries de 4 et une de mitrailleuses provenant du régiment de la Garde à pied et d’une compagnie du génie. 

2ème division (de grenadiers) 

Elle était constituée de deux brigades. La première ayant un régiment de grenadiers à trois bataillons et un régiment de zouaves à deux bataillons. La deuxième ayant deux régiments de grenadiers. Les troupes divisionnaires étaient les mêmes que celles de la 1ère division. 

Chaque bataillon d’infanterie avait sept compagnies dont six servaient sur le terrain à l’exception du bataillon de chasseurs qui en avaient dix dont huit servaient sur le terrain. 

La division de cavalerie de la Garde 

Elle était constituée de trois brigades de deux régiments : 

- Une brigade légère (Guides et chasseurs à cheval) 

- Une brigade moyenne (dragons et lanciers) 

- Une brigade lourde (cuirassiers et carabiniers) 

La division était dotée de deux batteries du régiment de la Garde à cheval. 

Les régiments de cavalerie de la Garde avaient six escadrons dont cinq servaient sur le terrain. 

Les batteries d’artillerie avaient six pièces. 

Les troupes du corps 

Elles étaient constituées par quatre batteries à cheval plus un escadron du train d’artillerie et un escadron du train des équipages militaires. 

II.a Les régiments d’infanterie de la Garde 

Les chasseurs à pied 

Le bataillon fut créé en 1854. Il participa à la campagne de Crimée et à celle d’Italie où il fut récompensé de la Légion d’honneur pour la capture d’un drapeau autrichien. Le bataillon fut sévèrement engagé lors de la bataille de Rezonville où il perdit deux cents hommes. 

Les grenadiers  Deux régiments furent créés en 1854 et un troisième en 1857 suite à la brillante campagne de Crimée.  Ils s’illustreront deux ans plus tard à la bataille de Magenta en Italie contre les Autrichiens. 

Lors de la guerre de 1870, les grenadiers participèrent avec l’armée du Rhin à la bataille de Rezonville où ils protégèrent son flanc gauche. Les pertes totales des trois régiments s’élevèrent à mille deux cents hommes. Le troisième bataillon du troisième régiment ne prit pas part à la bataille car il escorta l’Empereur à Sedan où il fut capturé. Le reste le fut après la capitulation de Metz. 

Les voltigeurs 

Deux régiments furent créés en 1854 et deux autres en 1857 suite à la brillante campagne de Crimée.  Ils s’illustreront deux ans plus tard à la bataille de Solférino en Italie contre les Autrichiens.  Les voltigeurs n’eurent qu’un rôle mineur dans la guerre de 1870. 

Les zouaves 

Le régiment fut créé en 1854. Il s’illustra en Crimée où il perdit la moitié de son effectif lors de la prise du fort de Malakoff et en Italie à la bataille de Magenta. Il fut engagé lors de la bataille de Rezonville où il perdit quatre-vingt quinze hommes sur mille deux cents. 

II.b Les régiments de cavalerie de la Garde 

Les carabiniers 

Il y a eu deux régiments puis un seul à partir de 1865 qui ne fut pas engagé durant la guerre de 1870. 

Les chasseurs à cheval 

Quatre escadrons furent créés en Crimée et un régiment au retour. Il servit en Italie. Il n’eut qu’un rôle mineur pendant la campagne de 1870. 

Les cuirassiers 

Le régiment fut crée en 1854. Il forma avec le régiment de carabiniers la brigade lourde de la Garde. A Rezonville, il fut chargé d’arrêter la progression de l’infanterie prussienne. Il perdit 250 cavaliers en quelques minutes. 

Les dragons 

Le régiment fut crée en 1855 et pris le nom de « dragons de l’Impératrice » en 1857. Il forma avec les lanciers la brigade moyenne de la Garde. Il participa à la campagne d’Italie. Il prit part à la grande action de cavalerie de Mars-la-Tour où il perdit soixante-dix hommes. 

Les Guides 

Huit escadrons furent crées en 1848 et Ils intégrèrent la brigade légère de la Garde im-périale en 1855. Ils participèrent à la campagne d’Italie et à celle de 1870 où ils n’eurent qu’un rôle mineur. Un escadron forma l’escorte de l’Empereur et fut capturé à Sedan. 

Les lanciers 

Le régiment fut crée en 1855. Il participa à la campagne d’Italie. Il prit part à la grande action de cavalerie de Mars-la-Tour où il perdit cent quarante hommes. 

II.c L’artillerie 

Le régiment de l’artillerie à cheval de la Garde fut crée en 1854. Il participa à la campagne de Crimée, d’Italie et du Mexique. Il était constitué en 1870 de  deux régiments de six batteries de six pièces de 4. 

II.d Le Train 

Le train d’Artillerie de la Garde était constitué d’un escadron de deux compagnies pour chaque régiment. Il était responsable des véhicules et des munitions. 

II.e Le train des équipages militaires  Il fut créé en 1855 trois compagnies indépendantes qui participèrent à toutes les campagnes de la Garde. 

2 Commentaires à “ L’organisation de l’armée impériale : la Garde ” »

  1. BICHARD dit :

    Bonjour
    Mon tri-aïeul Bichard Jean matricule 2453 a fait parti de la Garde Impériale au 3ème Régiment de Voltigeurs comme l’atteste son livret militaire fait a Ruel le 29/12/1860 il a fait la Campagne d’Italie mais aussi le Siège de Sébastopol avec l’Armée d’Orient ou il a été blessé. Dans vos commentaires vous ne parlez pas de ces faits ! POURQUOI ?
    Cordialement
    Claude BICHARD

    • antan dit :

      Bonjour,

      ces campagnes sont citées brièvement dans l’historique de la Garde impériale sachant que ce blog traite uniquement de la guerre de 70-71.

      cdt

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