( 23 mai, 2008 )

L’organisation de l’armée impériale : l’armée d’Afrique

L’origine de l’armée d’Afrique remonte à la colonisation de l’Algérie dans les 1830. Vouée à n’être employée qu’en Algérie, elle participa à toutes les campagnes du Second Empire. Constituée uniquement de volontaires « indigènes » (à ses débuts) encadrés par des officiers français, « l’esprit de corps » était très fort. Grâce à la qualité de ses hommes, l’armée d’Afrique était considérée comme un corps d’élite. De nombreux généraux ont servi dans ses rangs : Canrobert, Mac Mahon, Bazaine, Bosquet et Saint-Arnaud. 

I. Les régiments d’infanterie 

Les tirailleurs algériens  Formé en 1833 avec des volontaires arabes et turcs, ce corps é-tait considéré comme indiscipliné par les Français. Les effectifs après l’assimilation des é-léments « indigènes » des zouaves étaient constitués uniquement de natifs, la moitié des lieutenants l’étant aussi. Par contre, les officiers supérieurs étaient tous français. En 1841, Ils furent organisés en trois régiments, un par province. 

Ils furent de toutes les campagnes : Crimée, Italie, Sénégal, Indochine et Mexique où ils y acquirent une réputation de « dur à cuire ». 

En 1863, l’Empereur accepta la création d’un 4e bataillon dans chaque régiment afin de promouvoir les bons éléments dans la Garde impériale via le régiment de zouaves. 

Les trois régiments participèrent à la campagne de 1870 dans le 1er corps d’armée où ils prirent part à de violents affrontements à Wissembourg, à Froeschwiller et où ils subirent de très grosses pertes. 

Les « Turcos » furent quasiment annihilés à Sedan. 

Chaque régiment avait sept compagnies, dont six servant sur le terrain. 

Les zouaves 

Formé en 1830 avec des volontaires « natifs », ce corps fut complètement européanisé à la création du 1er régiment en 1842.  Le 13 février 1852, on créa un régiment par pro-vince avec chacun des trois bataillons du 1er régiment. Ils participèrent à toutes les cam-pagnes : Crimée, Italie, Liban et Mexique. Le 2e fut décoré de la légion d’honneur pour son action à Magenta et on admira depuis Palestro la « Furia francese ».  Les zouaves s’illustrèrent aussi pendant l’été 1870, particulièrement à Froeschwiller où le 3e régiment perdit 65 officiers et 2000 hommes. Les zouaves se rendirent à Sedan avec le reste de l’armée. 

Chaque régiment avait 3 bataillons de 9 compagnies, 6 servant sur le terrain. 

Les régiments de cavalerie 

Les chasseurs d’Afrique 

Formé en 1830 avec des  cavaliers volontaires « natifs », ce corps fut incorporé quelques années plus tard dans deux nouveaux régiments : « les chasseurs d’Afrique ». Ils furent constitués avec trois escadrons de chasseurs à cheval ayant participé à la campagne de pacification et avec des volontaires venus de métropole. 

Ils participèrent à de nombreuses campagnes : Crimée, Italie, Syrie, Chine et Mexique où Ils furent décorés de la légion d’honneur. 

En 1870, Il y avait quatre régiments. Le 2e fut engagé lors de la grande bataille de cava-lerie de Mars-la-Tour. Le 1er et 3e régiment escortèrent l’Empereur de Châlons à Metz. Le 1er, 3e et 4e combattirent à la bataille de Sedan.  Contrairement aux autres régiments de cavalerie légère, les chasseurs d’Afrique n’alignaient de quatre escadrons sur le terrain au lieu de cinq habituellement. 

Pas de commentaires à “ L’organisation de l’armée impériale : l’armée d’Afrique ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|