( 5 juin, 2008 )

L’infanterie républicaine

L’essentiel de l’armée régulière, c’est à dire les meilleurs éléments, étant prisonnier en Allemagne suite aux défaites de Metz et Sedan, Gambetta recrée une armée avec ce qui reste de disponible même si la création des « régiments de marche » commença sous l’Empire. Ils furent incorporés à l’armée de Châlons et se battirent à Sedan. Dix régiments du 13e Corps sous le commandement du général Vinoy échappèrent à l’encerclement et retournèrent à Paris. Ces unités étaient formées avec quatre bataillons de dépôt de trois régiments différents. Ce qui réduisait considérablement l’esprit de corps et la solidité du bataillon. Le 36e de marche fut constitué avec des compagnies de seize régiments différents. Un décret du 28 septembre reconnaissait officiellement l’existence des ces régiments qui furent appelés par la suite « régiments de ligne » et numérotés de 1 à 100. 

Vingt-sept « régiments de marche » prirent part au siège de Paris dont le 28e de marche (le 128e de ligne) composé des vingt-trois compagnies d’infanterie de l’ex-Garde impériale. Il eut un rôle majeur lors de l’action du Bourget où il se battit contre la Garde prussienne. On forma cinquante-trois régiments de marche en province. 

On mis sur pied trois bataillons de chasseur à Paris et trente en province. Chacun d’eux avait entre quatre et huit compagnies. 

Les régiments de « marche » formés avec les débris des armées vaincues, les conscrits inexpérimentés, les réservistes indisciplinés et les volontaires furent capables de « se montrer à la hauteur » comme le 42e et le 35e durant le siège de Paris et particulièrement lors de la « grande sortie » de Champigny.

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