( 22 juin, 2008 )

La bataille de Mars-la-Tour (Rezonville)

L’ordre de bataille français le 16 août 1870

Commandant en chef : Maréchal Bazaine

LA GARDE IMPERIALE (Général Bourbaki)

1er division (Général Deligny)

1er Voltigeurs

2e Voltigeurs

3e Voltigeurs

4e Voltigeurs

Bat de chasseurs de la Garde

2e division (Général Picard)

1er Grenadiers

2e Grenadiers

3e Grenadiers

Régiment des zouaves de la Garde

Division de Cavalerie (Général Desvaux)

Guides de la Garde

Chasseurs de la Garde

Dragons de la Garde

Lanciers de la Garde

Cuirassiers de la Garde

Carabiniers de la Garde

2e CORPS (Général Frossard)

1er division (Général Bataille)

3e chasseurs

32e de ligne

55e de ligne

76e de ligne

77e de ligne

2e division (Général Bataille)

12e chasseurs

8e de ligne

23e de ligne

66e de ligne

67e de ligne

Brigade attaché venat du 5e corps (Général Lapasset)

14e chasseurs

84e de ligne

97e de ligne

3e lanciers

Division de cavalerie (Général Valabregue)

4e chasseurs

5e chasseurs

7e dragons

12 e dragons

3e CORPS (Maréchal Leboeuf)

1er division (Général Montauban)

18e chasseurs

51e de ligne

62e de ligne

81e de ligne

90e de ligne

4e division (Général Bataille)

11e chasseurs

44e de ligne

60e de ligne

80e de ligne

85e de ligne

Division de cavalerie (Général Valabregue)

2e chasseurs

3e chasseurs

10e chasseurs

2e dragons

4e dragons

5e dragons

8e dragons

4e CORPS (Général Ladmirault) 

1er division (Général Cissey)

20e chasseurs

1e de ligne

6e de ligne

57e de ligne

73e de ligne

2e division (Général Grenadier)

5e chasseurs

13e de ligne

43e de ligne

64e de ligne

98e de ligne

Division de cavalerie (Général Legrand)

2e hussards

7e hussards

3e dragons

11e dragons

6e COPRS (Maréchal Conrobert)

1er division (Général Tixier)

9e chasseurs

4e de ligne

10e de ligne

12e de ligne

100e de ligne

2e division (général Bisson)

9e de ligne

3e division (général Lafont de Villiers)

75e de ligne

91e de ligne

93e de ligne

94e de ligne

4e division (général Levassor-Sorval)

25e de ligne

26e de ligne

28e de ligne

70e de ligne

1er division de cavalerie de réserve (général du Barail)

2e chasseurs d’Afrique

3e division de cavalerie de réserve (général de Forton)

1er dragons

9e dragons

7e cuirassiers

10e cuirassiers

IIe armée (Prince Frédéric-Charles) :

210000 hommes / 540 canons – 12 DI / 2 DC
Garde royale de Prusse (Prince de Wurtemberg).
IIIe corps du Brandebourg (Alvensleben II).
IVe corps de Saxe prussienne (Alvensleben Ier).
IXe corps du Holstein (Manstein).
Xe corps du Hanovre (Voights-Retz).
XIIe corps saxon (Prince de Saxe).
5e et 6e divisions de cavalerie.
 

( 21 juin, 2008 )

La bataille de Froeschwiller

L’ordre de bataille français le 6 août 1870

1er Corps (Maréchal MacMahon)

1er division (général Ducrot)

1er brigade : 13e chasseurs, 18e et 96e regt de ligne

2e brigade : 45e de ligne et 1er zouaves

Troupes divionnaires

1 batterie de mitrailleuses

2 batteries de 4 pdr

2e division (général Pellé)

1er brigade : 50e et 74e regt de ligne

2e brigade : 78e de ligne et 1er tirailleurs algériens

Troupes divionnaires

1 batterie de mitrailleuses

2 batteries de 4 pdr

3e division (général Raoult)

1er brigade : 8e chasseurs, 36e de ligne et 2e zouaves

2e brigade : 48e de ligne et 2e tirailleurs algériens

Troupes divionnaires

1 batterie de mitrailleuses

2 batteries de 4 pdr

4e division (général Lartigue)

1er brigade : 1er chasseurs, 56e de ligne et 3e zouaves

2e brigade : 3e tirailleurs algériens

Troupes divionnaires

1 batterie de mitrailleuses

2 batteries de 4 pdr

Division de cavalerie (général Duhesne)

1er brigade : 3e hussards et 11e chasseurs

2e brigade : 2e et 6e lanciers

3e brigade : 8e et 9e cuirassiers

Artillerie de réserve (colonel de Vassart)

2 x 12 pdr

2 x 4 pdr

4 x 4 pdr

7e corps

1er division (général Conseil Dumesnil)

1er brigade : 17e chasseurs, 3e et 21e regt de ligne

2e brigade : 47e et 99e regt de ligne

Division de cavalerie de réserve

1er brigade : 1er et 4e cuirassiers

2e brigade : 2e et 3e cuirassiers

Troupes divisionnaires

1 batterie de mitrailleuses

1 batterie à cheval de 4 pdr

L’ordre de bataille allemand le 6 août 1870

Les Prussiens 

Ve Corps (LtGen von Kirchbach) de la IIIe Armée (Kronprinz Frédéric-Guillaume) 

9e division d’infanterie 

17e brigade : R.I n°58 et 59 

18e brigade : R.I n°7 (grenadiers) et 47 

Troupes divisionnaires 

Bat de Jägers n° 5

Rgt de dragons n°4 

1er Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

1er Bat du génie du regt n°5   

10e division d’infanterie 

19e brigade : R.I n°6 et 46 

20e brigade : R.I n°37 (fusiliers) et 50 

Troupes divisionnaires 

Rgt de dragons n°14 

3e Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

2e et 3e Bat du génie du regt n°5   

Corps d’artillerie 

Batteries à cheval n°2 et 3 du regt n°5 

2e Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

Bat du Train n°5 

XIe Corps (LtGen von Bose) de la IIIe Armée (Kronprinz Frédéric-Guillaume) 

21e division d’infanterie 

41e brigade : R.I n°80 et 87 

42e brigade : R.I n°82 et 88 

Troupes divisionnaires 

Bat de Jägers n°11 

Rgt de hussards n°14 

1e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

1e Bat du génie du regt n°11 

22e division d’infanterie 

43e brigade : R.I n°32 et 95 

44e brigade : R.I n°93 (fusiliers) et 94 

Troupes divisionnaires 

Rgt de hussards n°13 

2 et 3e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

2e et 3e Bat du génie du regt n°11 

Corps d’artillerie 

Batteries à cheval n°1 et 3 du regt d’artillerie n°11 

2e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

Bat du Train n°11 

Les Bavarois

2e division d’infanterie

3e brigade : 1er bat de jägers, 3e et 12e R.I

4e brigade : 7e bat de jägers, 10e et 13e R.I

Réserve :

4e regt de chevau-légers

Artillerie divisionnaire :

2 batteries de 4 pdr et 2 batteries de 6 pdr du 1er regt

Brigade de cuirassiers :

1er et 2e regt de cuirasssiers

6e regt de chevau-légers

1 batterie à cheval du 3e regt

Artillerie de réserve :

1 batterie à cheval du 3e régiment

1 batterie de 4pdr du 3e régiment

5 batteries de 6 pdr du 3e régiment

1 batterie de 6 pdr de 1er régiment

1 batterie de 6 pdr de 4e régiment

1 batterie de 12 pdr de 3e régiment

1 batterie de mitrailleuse

3 compagnies du Génie

Précisions : l’artillerie bavaroise était dotée du système « Zoller ». Chaque batterie avait 6 canons.

( 20 juin, 2008 )

La bataille de Wissembourg

L’ordre de bataille français le 4 août 1870

La 2e division du général Abel Douay

1er brigade

50e de ligne

74e de ligne

2e brigade

1er tirailleurs algériens

Le 16e bataillon de chasseurs (1er brigade), le 2e bataillon du 50e de ligne et le 78e régiment au complet (2e brigade) n’étaient pas présents lors de la bataille.

Troupes divisionnaires

1 batterie de mitrailleuses

2 batteries de 4pdr

détachement de cavalerie attachée provenant de la division de cavalerie du général Duhesme du Ier corps.

3e hussards

11e chasseurs

Les effectifs totaux étaient de : 302 officiers, 6663 hommes, 1296 chevaux et 18 canons.

L’ordre de bataille allemand le 4 août

Les Bavarois 

IVe division (LtGen von Bothmer) 

7e brigade : R.I n°5 et 9 ; bat de jägers n°6 

8e brigade : 3e bat du R.I n°1 ; 3e bat du R.I n°5 ; 1er bat du R.I n°7 ; 3e bat du R.I n°14 ; bat de jägers n°5 

Troupes divisionnaires 

Bat de Jägers n°10 

Rgt de chevau-légers n°2 

1er, 2e, 5e et 6e Batterie à pied du regt d’artillerie n°4 

Les Prussiens 

Ve Corps (LtGen von Kirchbach) de la IIIe Armée (Kronprinz Frédéric-Guillaume) 

9e division d’infanterie 

17e brigade : R.I n°58 et 59 

18e brigade : R.I n°7 (grenadiers) et 47 

Troupes divisionnaires 

Bat de Jägers n° 5

Rgt de dragons n°4 

1er Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

1er Bat du génie du regt n°5   

10e division d’infanterie 

19e brigade : R.I n°6 et 46 

20e brigade : R.I n°37 (fusiliers) et 50 

Troupes divisionnaires 

Rgt de dragons n°14 

3e Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

2e et 3e Bat du génie du regt n°5   

Corps d’artillerie 

Batteries à cheval n°2 et 3 du regt n°5 

2e Batterie à pied du regt d’artillerie n°5 

Bat du Train n°5 

XIe Corps (LtGen von Bose) de la IIIe Armée (Kronprinz Frédéric-Guillaume) 

21e division d’infanterie 

41e brigade : R.I n°80 et 87 

42e brigade : R.I n°82 et 88 

Troupes divisionnaires 

Bat de Jägers n°11 

Rgt de hussards n°14 

1e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

1e Bat du génie du regt n°11 

22e division d’infanterie 

43e brigade : R.I n°32 et 95 

44e brigade : R.I n°93 (fusiliers) et 94 

Troupes divisionnaires 

Rgt de hussards n°13 

2 et 3e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

2e et 3e Bat du génie du regt n°11 

Corps d’artillerie 

Batteries à cheval n°1 et 3 du regt d’artillerie n°11 

2e Batterie à pied du regt d’artillerie n°11 

Bat du Train n°11 

( 18 juin, 2008 )

Les tambours et les clairons

Bade 

L’infanterie 

Epaulettes rouges avec des bandes blanches. 

Les dragons 

Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes argentées. Trompette en métal jaune avec une corde jaune et rouge. 

Bavière 

L’infanterie 

Le même que la troupe sauf que le col et le revers des manches ont des boutons de couleur. La caisse du tambour est or avec deux frises bleu ciel avec des diagonales blanches. 

Le jägers 

Col passepoilé de jaune. Trompette en métal jaune avec une corde verte. 

Les cuirassiers 

Le même uniforme sans la cuirasse. Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes or. Trompette en métal jaune avec une corde blanche et bleu clair. 

Brunswick 

Les hussards 

Epaulettes jaunes avec des bandes noires. Trompette en métal jaune avec une corde blanche et bleu. Les chevaux sont blancs 

L’infanterie 

Epaulettes bleues avec bandes blanches. 

Hesse-Darmstadt 

L’infanterie 

Epaulettes rouges bordées de blanc. Col blanc avec lacets blancs. 

Les cavaliers 

Huit bandes blanches sur le devant de la tunique. Epaulettes avec franges blanches. Trompette en métal jaune avec une corde rouge et blanche. 

Mecklembourg 

L’infanterie 

Les clairons des jägers ont un col vert perroquet avec des lacets argentés. Les tambours ont des épaulettes avec des bandes blanches. La caisse du tambour est or avec deux frises bleu, jaunes et rouges. 

Dragons 

Epaulettes jaunes avec des bandes rouges. 

Prusse 

L’infanterie 

Epaulettes rouges avec des bandes blanches. Equipement en cuir blanc. Le caisson du tambour est or avec deux frises rouges avec des diagonales blanches. Le clairon des chasseurs à pied a des épaulettes rouges avec des bandes or et les Schützen de la Garde des bandes noires. 

Les cuirassiers 

Le même uniforme sans la cuirasse. Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes or. Trompette en métal jaune avec une corde noire et blanche. 

Les dragons 

Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes or. Trompette en métal jaune avec une corde noire et blanche. 

Les hussards 

Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes or ou argent en fonction de celles de la tunique. Trompette en métal jaune avec une corde noire et blanche. 

Les uhlans 

Epaulettes de la couleur du régiment avec des bandes or. Trompette en métal jaune avec une corde noire et blanche. 

Saxe 

L’infanterie 

Les clairons ont des épaulettes noires avec des lacets blancs ou jaunes en fonction des boutons. Epaulettes jaunes ou blanches pour les deux régiments de grenadiers rayées de rouge. 

Les reîtres 

Tunique avec treize bandes blanches horizontales. Trompette en métal jaune avec une corde bleu pale et blanche. La crête du casque est rouge. 

Wurtemberg 

Les cavaliers 

Epaulettes rouges bordées de jaune. Trompette en métal jaune avec une corde rouge et noir. 

L’infanterie 

Epaulettes rouges bordée de blanc. La caisse du tambour est or avec deux frises noires avec des diagonales rouges. 

( 15 juin, 2008 )

L’artillerie prussienne

En 1870, elle était constituée de onze régiments. Chaque régiment avait cinq unités – une à cheval, trois à pied et une de réserve plus les colonnes d’approvisionnment (cinq pour l’artillerie et quatre pour l’infanterie). L’artillerie à cheval avait trois batteries de six canons légers C64 de 4pdr,  l’artillerie à pied avait quatre batteries  de deux canons lourds C67 de 6pdr et deux canons légers C64 de 4pdr. L’unité de réserve était constituée d’une batterie à cheval, d’une batterie légeres et d’une batterie lourde. les canons étaient fabriqués par Krupp. Le matériel était peint en bleu moyen.

( 14 juin, 2008 )

L’uniforme des gardes d’état-major prussien

L’uniforme est le même que les autres généraux à l’exception des bandes du pantalon, du col et des passepoiles qui sont rouges foncés (crimson). Les boutons de la tunique sont argentés, le sabraque aussi. Les officiers d’active qui servent comme adjudant auprès d’un général ont des boutons argentés sur la tunique et le manteau et portent la coiffe de leurs régiments.

La garde de l’état-major

image0072052.png

La garde du commandement de la cavalerie porte une cuirasse modèle M1867, une tunique vert foncé passepoilée de rouge. Le col et les revers de manche dit « polonais » sont bleus  »fleurs des champs » passepoilés de rouge. Le col a un lacet jaune. Le centre des épaulettes est rouge. Le manteau est du style de la cavalerie avec un carré de tissu sur le cole de bleu  »fleurs des champs » et  des épaulettes rouges avec le numéro  cu coprs d’armée en jaune. La pantalon est gris moyen avec une bande rouge encadrée par deux bandes bleus  »fleurs des champs » sur le côté. Bottes noires. L’épée est du modèle An XI avec un équipement en cuir blanc. Le sabraque est vert foncé bordé de rouge et de bleu « fleur des champs ». Il n’y a pas de trompette. Par manque d’uniformes au début des hostilités, ceux du IIe coprs d’armée portaient l’uniforme des Schützen de la Garde mais le pantalon, les bottes le manteau et le sabraque sont ceux du 1er regt de dragons de la Garde et les sabres sont ceux du bataillon du Train.

kavallstabswache1870.jpg

La garde du commandement de l’infanterie porte le caque M1867. Ils sont la même tunique que ceux de la cavalerie à l’exception des épaulettes rouges avec le numéro du coprs en jaune, les revers bleu « fleurs de champs » sont dits « brandebourgeois » avec la partie haute vert foncé passepoilée de rouge. Equipement en cuir blanc. L’armement est le même que la ligne.

infstabswacheiiak.jpg

( 11 juin, 2008 )

La Garde Mobile

La garde nationale, crée en 1789, était formée de tous les citoyens de 16 à 60 ans. En décembre 1851, après son coup d’état, Napoléon III ne la dissout pas mais l’amoindrit : chaque garde ne devait plus que trois jours de service pas an. Réorganisée en pleine guerre, le 12 août 1870, la garde nationale défendit de son mieux la capitale et la France face aux Prussiens. Elle avait pour mission d’assister les autorités, de protéger les biens, de maintenir l’ordre et de veiller à la sécurité. Les gardes étaient formés dans chaque canton, en plusieurs compagnies, et élisaient eux-mêmes leurs officiers et cela  jusqu’au sérieux combat de Châtillon où ce système montra son inefficacité face à l’ennemi. Chaque bataillon avait un effectif théorique de huit compagnies de deux cent cinquante hommes. La loi du 17 juillet ordonnait la création d’un régiment à trois bataillons par département. L’effectif réel de chaque bataillon était de mille deux cents hommes. En aucun cas, et malgré leur courage, ces hommes ne pouvaient résister lors d’un affrontement au « professionnalisme » et au nombre des armées allemandes. La garde nationale était divisée en trois corps différents. 

Les gardes mobiles, appelés « mobiles », corps constitué d’hommes de 20 à 40 ans, réservistes venant de toutes les régions n’ayant pas effectué leur service militaire mais qui étaient soumis à des périodes de préparation militaire. En tant de guerre ils devaient pouvoir combattre aux côtés des troupes régulières. Le conte de Palikao avait demandé l’organisation de 100 000 mobiles, courant août 1870, 400 bataillons furent constitués en province avec une formation et un équipement minimum. Le 29 août, 90 bataillons rejoignent la capitale. On avait fait appel aux classe 1865-69.  La Garde mobiles comptaient aussi un large contingent d’artillerie. Elle disposait de cent vingt-cinq batteries à pied. Au cours de la guerre, trente-huit furent transformées en batteries montées dont douze de mitrailleuses. On créa aussi des unités montées pour couper les lignes de communications ennemies. 

( 9 juin, 2008 )

La Marine (période républicaine)

L’armée impériale n’existant plus à la fin de l’Empire, le gouvernement de la Défence Nationale fit appel en majorité aux réservistes et volontaires pour seconder « l’armée régulière » moribonde. Par conséquence, on demanda l’aide de la Marine. Les troupes de Marine arrivèrent le 7 août à Paris. L’encerclement de Paris par les troupes allemandes fut fini le 19 septembre et il y avait huit mille trois cents marins et cinq mille marsouins (infanterie de Marine) dans Paris. Les marins formaient au total treize bataillons et l’infanterie de Marine était divisée en quatre bataillons et en onze batteries de canons. Durant le siège, on créa encore trois bataillons d’infanterie de Marine de marche et cinq batteries.  Ils furent formés avec des volontaires, des vétérans et ceux qui s’étaient échappés de Sedan. La Marine était résponsable des forts protégeant Paris (Romainville, Noisy, Rosny, Ivry, Bicêtre et Montrouge) et de leurs quatre cent soixante-douze canons. Les officiers de Marine avaient sous leurs juridiction neuf secteurs défensifs de Paris.

La Marine utilisa beaucoup de vingt bateaux incluant des batteries blindées embarquées de 14cm jusqu’à 24cm et de trains blindés servant de batteries mobiles évoluant depuis le centre de Paris pendant le siège.

On créa douze bataillons en province : un à Brest, un à Toulon, un à Cherbourg, neuf en action dans l’armée de la Loire et trois dans celle du Nord. Au total huit bataillons et nombre de petits détachements  pour un effectif de huit mille neuf cents hommes. Beaucoup de modèles d’artillerie et de mitrailleuse furent utilisés telles des Gatling.

La présence des troupes de Marine permit de resister à l’armée de la Loire. Ils se distinguèrent à Coulmiers, Pont de Noyelles, Bapaume, St-Quentin et à Orléans.

( 7 juin, 2008 )

L’armée d’Afrique (période républicaine)

Les zouaves et les Turcos furent pratiquement anéantis lors de la bataille de Froeschwiller et Sedan. Ceux qui purent s’enfuir de Sedan contribuèrent considérablement à la nouvelle armée du gouvernement républicain. 

Les Zouaves 

Des éléments du 3e zouaves (Dix-sept officiers et quatre cent vingt-trois hommes) purent s’échapper de Sedan.  Ils rejoignirent Paris et formèrent le noyau du nouveau 4e régiment avec deux compagnies des ex-zouaves de la Garde. Le régiment complété avec des réservistes et des volontaires et fort de deux mille hommes participa au siège de Paris. Les dix compagnies de dépôt (en Algérie) formèrent à leur tour la base de trois nouveaux régiments : Antibes (1er), Avignon (2e) et Montpellier (3e) complétés avec des volontaire d’un an. Grâce à la popularité des zouaves, on put créer un 4e régiment (à ne pas confondre avec celui de Paris) avec les trois premiers. Le 1er et le 2ème intégrèrent le 15e Corps (la meilleure formation de l’armée de la Loire), le 3e le 20 Corps et le nouveau 4e le 18e Corps. 

Les Turcos 

Le 3 septembre, un détachement en route pour Paris et les rescapés de Wissembourg et Froeschwiller  étaient dispatchés dans l’armée de la Loire. Le 2 octobre, ils formèrent un régiment attaché au 15e Corps. La plupart des effectifs, c’est-à-dire les bataillons de dépôt, étant en Algérie, on forma un second régiment avec un seul bataillon. 

Les Chasseurs d’Afrique 

Huit escadrons survirent à la fin de l’Empire et l’on créa à l’aide des réservistes et des volontaires trois régiments de marche dont deux servirent en France. 

La Légion Etrangère 

En 1870, la Légion Etrangère était formée d’un régiment de quatre bataillons de huit compagnies. Même elle ne pouvait pas se battre en métropole selon la loi, elle fournit tout de même un contingent excluant les ressortissants allemands. Le 11 octobre un régiment de marche (soixante officiers et mille quatre cent cinquante sept hommes) fut débarqué à Toulon. Un décret du 22 août autorisa la création à Tour d’un cinquième bataillon pour les étrangers désirant se battre pour la France. Il rejoignit le reste du régiment le 26 octobre. L’effectif total s’élevait à deux mille sept cents hommes. La Légion se battit à Coulmiers, à Cercottes et dans l’Est. 

L’infanterie Légère d’Afrique 

Le 17 octobre, chaque bataillon (trois au total) eut ordre de mobiliser deux compagnies de deux cent cinquante hommes chacune et de les envoyer en France. Le 5 décembre, ils formèrent un seul bataillon qui incorpora l’armée de la Loire. Le 13, on le sépara en deux et ils servirent dans le 18e Corps. 

Les Spahis 

En 1870, un escadron participa à la défense de Paris et chaque province d’Algérie (trois au total) fournirent trois escadrons qui formèrent un régiment. Celui-ci incorpora l’armée de la Loire. 

( 6 juin, 2008 )

L’infanterie prussienne

L’infanterie prussienne était constituée de cent deux régiments d’infanterie numérotés de 1 à 91 et de 93 à 96, et neuf régiments dans la Garde. Les régiments de 93 à 96 étaient recrutés parmi des états indépendants : n°93 dans l’Anhalt, n°94 dans la Saxe-Weimar, n°95 dans la Saxe-Cobourg-Gotha et la Saxe-Meinigen et le 1er bataillon du 96 dans la Saxe-Altenburg, le 2e dans le Reub et le 3e dans le Schwarzburg. Les régiments étaient composés de la manière suivante : trois bataillons de quatre compagnies numérotés de 1 à 4 pour le 1er bataillon, de 5 à 8 pour le 2e et de 9 à 12 pour le 3e. Chaque compagnie avait un effectif de deux cent cinquante hommes et le bataillon avait un effectif de dix-huit officiers et de mille deux hommes.   Le 4 juillet 1860, douze régiments premiers régiments furent désignés comme « grenadiers » et ceux du numéro 33 à 40 comme fusiliers. En 1867, le numéro 73 ceux de 80 à 86 furent nommés fusiliers. Ceci était pu-rement honorifique et ne changeait en rien la tactique de combat. Les grenadiers, les non-fusiliers de la Garde et les régiments de ligne avaient deux bataillons de grenadiers et un de fusiliers. Les régiments de fusiliers n’avaient pas de grenadiers. 

Il y avait treize bataillons de jägers. Il y avait le bataillon de jägers de la Garde, le bataillon de Schützen de la Garde, le bataillon de Prusse orientale n°1, le bataillon de Poméranie n°2, le bataillon de Brandebourg n°3, le bataillon de Magdebourg n°4 , le bataillon de Silesie n°5, le 2e bataillon de Silésie n°2, le bataillon de Westphalie n°7 formé avec les troupes de l’état de Schaumbourg-Lippe, le bataillon de Rhénanie n°8, le bataillon de Laurenbourg n°9, le bataillon de Hanovre n°10 et le bataillon de Hesse n°11. L’effectif des bataillons de jägers et de Schützen était de quatre compagnies.

1234
« Page Précédente  Page Suivante »
|