( 6 juin, 2008 )

L’artillerie républicaine

L’Artillerie fut complètement détruite avec l’armée impériale et l’industrie française ne fut pas capable de remplacer les canons perdus. On estimait le nombre des canons à mille cinq cents pour les armées provinciales et mille cents pour la défense de Paris plus quelques centaines de vieux canons lisses. Le seul point positif étaient que le service de remonte avec une grande quantité de matériel (chevaux, caissons, etc.). Il n’y avait que quatre cent cinquante officiers d’artillerie dis-ponible certains venaient d’être promus. On dut faire appel aux retraités et aux officiers de Marine. On eut des difficultés à assembler l’ensemble, les dépôts étant constituées de batteries à pied. On les convertit en « batteries montées » et d’au-tres en « batteries mixtes ». Celles-ci étant servies par des artilleurs à pied et tractées par les services du Train.  Entre le 15 juillet 1870 et le 1 mars 1871, on créa deux cent quatre-vingt deux batteries et quatre-vingt neuf compagnies du Train. 

( 6 juin, 2008 )

La cavalerie républicaine

Il n’y eut plus d’actions de cavalerie comme à Froescwiller, Mars-la-Tour ou Sedan. Les régiments survivants furent complétement inqdaptés à la suite des opérations et aux besoins de la nouvelle armée. On utilisa un système similaire à celui de l’infanterie pour créer de nouveaux régiments de cavalerie avec les dépôts. On forma deux divisions incorporées à la 2e et 3e Armée. La 2e avaient le 1e et 2e « régiment de marche » de dragons (13e et14e), le 1e et 9e chasseurs, un escadron de spahis et six escadrons de grendarmes à cheval (46 officiers et 720 hommes). La 3e Aemée avait le 1e lanciers « de marche » (9e), le 2e cuirassiers (12e) formé avait les dépôts des Cent-Gardes, des cuirassiers et les carabiniers de la Garde et le 1e cuirassiers ; des régiments mixtes avec les escadrons des dépôts des lanciers, chasseurs, guides et dragons de la Garde. 

On créa le 26 août quarante régiments : neuf de cuirassiers, dix de dragons (incluant le 7e et le 11e recréés), cinq de lanciers, deux de chasseurs, quatre de hussards et dix régiments mixtes. Les « régiments de marche » avaient quatre escadrons (cinq pour le 7e et le 11e). Les régiments mixtes étaient composés de différents escadrons de différents types de cavalerie en majorité légère.

( 5 juin, 2008 )

L’infanterie républicaine

L’essentiel de l’armée régulière, c’est à dire les meilleurs éléments, étant prisonnier en Allemagne suite aux défaites de Metz et Sedan, Gambetta recrée une armée avec ce qui reste de disponible même si la création des « régiments de marche » commença sous l’Empire. Ils furent incorporés à l’armée de Châlons et se battirent à Sedan. Dix régiments du 13e Corps sous le commandement du général Vinoy échappèrent à l’encerclement et retournèrent à Paris. Ces unités étaient formées avec quatre bataillons de dépôt de trois régiments différents. Ce qui réduisait considérablement l’esprit de corps et la solidité du bataillon. Le 36e de marche fut constitué avec des compagnies de seize régiments différents. Un décret du 28 septembre reconnaissait officiellement l’existence des ces régiments qui furent appelés par la suite « régiments de ligne » et numérotés de 1 à 100. 

Vingt-sept « régiments de marche » prirent part au siège de Paris dont le 28e de marche (le 128e de ligne) composé des vingt-trois compagnies d’infanterie de l’ex-Garde impériale. Il eut un rôle majeur lors de l’action du Bourget où il se battit contre la Garde prussienne. On forma cinquante-trois régiments de marche en province. 

On mis sur pied trois bataillons de chasseur à Paris et trente en province. Chacun d’eux avait entre quatre et huit compagnies. 

Les régiments de « marche » formés avec les débris des armées vaincues, les conscrits inexpérimentés, les réservistes indisciplinés et les volontaires furent capables de « se montrer à la hauteur » comme le 42e et le 35e durant le siège de Paris et particulièrement lors de la « grande sortie » de Champigny.

( 5 juin, 2008 )

La fin de l’Empire : la fin de l’armée régulière

Après la capitulation de Sedan et l’isolation de Metz, l’armée impériale a perdu 90% de ses effectifs. L’armée régulière n’existe plus. A la fin de l’Empire, il ne reste plus que sept régiments d’infanterie de ligne dont le 87e bloqué dans Strasbourg. Quatre autres régiments sont en Algérie (6e, 38e, 39e et le 92e) et deux en Italie (35e et 42e). La situation de la cavalerie est un peu meilleure. Cinq régiments (le 6e et 8e hussards, le 1er et le 9e chasseurs et le 6e dragons) n’ont pas pris part à la campagne. Le 9e cuirassiers a survecu à Froeschwiller. Une proportion significative du 1er Corps de cavalerie a pu s’échapper à Sedan : la brigade Septeuil avec le 3e hussards et le 11e chasseurs, un escadron du 6e lanciers, deux escadrons du 10e dragons et des éléments du 2e lanciers. L’artillerie est complétement perdue.

( 2 juin, 2008 )

L’artillerie de campagne française (1)

Il y avait deux pièces en service dans les armées impériales : celles de 4 (86 m/m 5) et de 12 (121 m/m 3) en bronze, à l’âme rayée et se chargeant encore par la bouche. La 8 initialement désignée pour remplacer celle de 12 ne fut en service que dans les armées républicaines. Le nouveau canon de 4 système « La Hitte » de 1858 fut mis en service durant la campagne d’Italie. Il était léger, très maniable et facilement tiré par quatre chevaux. Celui de 12 était déjà ancien et lourd. Il fallait six chevaux pour le tirer. Il était utilisé par les réserves de corps ou d’armée.

L’une des raisons du succès allemand lors de l’ouverture des hostilités était la supériorité de leur artillerie. Le canon de 4 était de portée insuffisante (1.850 m). Le canon de 12 tire, lui, jusqu’à 3.000 mètres mais nous n’en avions que 30 batteries. Nos fusées, réglées pour deux distances seulement, n’explosaient généralement pas au contact du sol, ce qui rendait le bon ajustement de tir difficile. Les ricochés pouvaient être efficaces contre des troupes en ordre serré. Les Allemands possèdaient le canon Krupp, en acier, à l’âme rayée, se chargeant par la culasse, de deux calibres (4, soit 77 m/m 85, et 6, soit 92 m/m 15). Leur portée dépassant 3.000 mètres, ils surclassaient nettement nos batteries de 4. Seules celles de 12, trop peu nombreuses, étaient en mesure de les inquiéter. De plus leurs fusées étaient percutentes et explosaient au contact.. Il faut ajouter à cela, l’utilisation optimum de l’artillerie par les Prussiens comme le feux groupé que les Français n’utilisaient plus.

L’armée impériale utilisaient trois types de munitions : l’obus ordinaire, l’obus à balles et la mitraille. Il semble qu’on est utilisé seulement l’obus ordinaire car les obus à balles et la mitraille exposaient dangereusement les artilleurs dû au fait que l’infanterie tirait mieux et plus loin. L’obus à balles devait se tirer face à la cible et la mitraille au contact.

( 1 juin, 2008 )

La couleur des affûts d’artillerie allemande

Bade 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-olive. 

Bavière 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-moyen. 

Brunswick 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient noirs. 

Hesse-Darmstadt 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris. 

Mecklenburg 

L’artillerie était la même que la prussienne 

Saxe 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris. 

Wurtemberg 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-vert. 

( 1 juin, 2008 )

L’Intendance

L’Intendance était responsable de l’approvisionnement des armées en campagne, des hôpitaux et des prisons. Elle était assez médiocre sous le Second Empire. Elle dut faire appel à des compagnies commerciales pour le ravitaillement en Crimée. En Italie et au Mexique, les troupes souffrirent du manque d’approvisionnement. En 1870, les vivres ne manquaient pas mais la logistique était défaillante, la mobilisation ayant été chaotique. 

Le ravitaillement sur de courtes distances était difficile. Les voitures servaient à transporter les blessées comme à Mars-la-Tour où la nourriture et l’équipement furent abandonnés. Les convois devaient être protégés à cause des maraudeurs et de l’indiscipline des troupes. Les liaisons entre le quartier général et l’intendance étant mauvaises et les contre-ordres nombreux, l’approvisionnement devenait presque impossible.   

L’Intendance contrôlait les transports des armées et le Train des Equipages Militaires consistait en trois régiments de seize compagnies plus quatre compagnies d’ouvriers conducteurs pour un total de huit mille trois cents hommes et sept mille chevaux. 

L’Intendance contrôlait aussi les services médicaux qui selon un observateur étaient un complet chaos. Sur mille cent quarante sept docteurs, seulement cent soixante-treize étaient sur le terrain. Le 1er corps d’armée ne reçu des ambulances qu’après la bataille de Froeschwiller. D’où l’abandon de nombreux blessés. 

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