( 16 janvier, 2020 )

Sur le Champ – La Létalité du feu : La Bataille de Sedan

( 21 février, 2017 )

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( 9 mars, 2009 )

BON ANNIVERSAIRE !

Le blog a déjà un an. Merci aux nombreux lecteurs et pour vos encouragements.

( 1 décembre, 2008 )

Ambulances civiles pendant la guerre

( 23 juin, 2008 )

Les fusils Chassepot et Dreyse

Le Chassepot modèle 1866 est un fusil de l’armée française mis en service en 1866 et qui a servi notamment pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Il a probablement aussi servi dans les guerres coloniales contemporaines ainsi que durant la révolte du peuple de Paris (1871) et la naissance de l’éphémère Commune de Paris. Il est baptisé du nom de son créateur Antoine Alphonse Chassepot. 

Caractéristiques du fusil d’infanterie 

Calibre : 11 mm 

Masse : 4 635 grammes 

Longueur avec baïonnette : 1,88 mètre

Caractéristiques de la munition de 11 mm Chassepot  La cartouche du chassepot est du type combustible. C’est-à-dire que la charge de poudre noire est comprise dans une enveloppe en papier qui brûle au moment du tir. Ce qui entraîne son défaut : l’encrassement. 

Cette munition ancêtre directe de la cartouche métallique de 11 mm Gras a les données techniques suivantes : 

Charge (poudre noire) : 5,6 grammes 

Masse totale de la munition : 25 grammes 

Vitesse : 405 mètres/seconde

Le fusil Dreyse est proposé par Johann Nikolaus (von) Dreyse, reprenant les idées de Jean-Samuel Pauly. Il allonge le percuteur (appelé alors aiguille) de façon à ce que traversant la charge de poudre, il aille frapper une amorce de fulminate de mercure logée dans un évidement du sabot sur lequel s’appuie la balle. En 1837 il invente la culasse mobile verrouillée (à obturateur coulissante) sur un épaulement par la rotation imprimée par un levier latéral : c’était l’ancêtre de la fameuse culasse Mauser. Les crachements étaient rejetés vers l’avant par la conception de l’arrière du canon et de l’avant de la culasse : le premier en cône saillant, la seconde en cône creux.  En 1841 arme et munitions étaient au point et proposées à la Prusse qui fit des essais dans le plus grand secret. Une petite série donna entière satisfaction lors de l’insurrection badoise de 1847. Dès lors le Dreyse fut définitivement adopté en 1848, produit en très grande série, mais distribué aux corps de troupe avec discrétion. En 1864 au Danemark, puis en 1866 contre l’Autriche à Sadowa, les fusils Dreyse montrent leur supériorité face aux armes à chargement par la bouche. 

Il permet : 

- augmentation de la cadence de tir à 6-8 coups par minute ;  - possibilité de tirer en position couchée, plus stable, ce qui expose moins le tireur au feu adverse ; 

- possibilité de rayer le canon, ce qui augmente la précision et la portée. 

Le fusil M41 

Calibre : 15,4 mm 

Longueur : 142,5 cm 

Canon : 90,7 cm (4 rayures à droite, profondeur des rayures 0,78 mm, largeur des rayures 6 mm, pas de 732 mm) 

Masse : 4615 g 

Une hausse à curseur mobile 

Capacité : 1 coup 

La cartouche 

La cartouche combustible en papier a un diamètre de 16 mm. Elle est chargée de 4,8 g de poudre noire et d’une balle de 31 g en plomb de forme ovoïde sous-calibrée (diamètre de 13,6 mm). 

Longueur de la cartouche : 56 mm environ.  Vitesse initiale 295 à 305 m/s et portée maximale de 600 m. 

( 2 juin, 2008 )

L’artillerie de campagne française (1)

Il y avait deux pièces en service dans les armées impériales : celles de 4 (86 m/m 5) et de 12 (121 m/m 3) en bronze, à l’âme rayée et se chargeant encore par la bouche. La 8 initialement désignée pour remplacer celle de 12 ne fut en service que dans les armées républicaines. Le nouveau canon de 4 système « La Hitte » de 1858 fut mis en service durant la campagne d’Italie. Il était léger, très maniable et facilement tiré par quatre chevaux. Celui de 12 était déjà ancien et lourd. Il fallait six chevaux pour le tirer. Il était utilisé par les réserves de corps ou d’armée.

L’une des raisons du succès allemand lors de l’ouverture des hostilités était la supériorité de leur artillerie. Le canon de 4 était de portée insuffisante (1.850 m). Le canon de 12 tire, lui, jusqu’à 3.000 mètres mais nous n’en avions que 30 batteries. Nos fusées, réglées pour deux distances seulement, n’explosaient généralement pas au contact du sol, ce qui rendait le bon ajustement de tir difficile. Les ricochés pouvaient être efficaces contre des troupes en ordre serré. Les Allemands possèdaient le canon Krupp, en acier, à l’âme rayée, se chargeant par la culasse, de deux calibres (4, soit 77 m/m 85, et 6, soit 92 m/m 15). Leur portée dépassant 3.000 mètres, ils surclassaient nettement nos batteries de 4. Seules celles de 12, trop peu nombreuses, étaient en mesure de les inquiéter. De plus leurs fusées étaient percutentes et explosaient au contact.. Il faut ajouter à cela, l’utilisation optimum de l’artillerie par les Prussiens comme le feux groupé que les Français n’utilisaient plus.

L’armée impériale utilisaient trois types de munitions : l’obus ordinaire, l’obus à balles et la mitraille. Il semble qu’on est utilisé seulement l’obus ordinaire car les obus à balles et la mitraille exposaient dangereusement les artilleurs dû au fait que l’infanterie tirait mieux et plus loin. L’obus à balles devait se tirer face à la cible et la mitraille au contact.

( 1 juin, 2008 )

La couleur des affûts d’artillerie allemande

Bade 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-olive. 

Bavière 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-moyen. 

Brunswick 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient noirs. 

Hesse-Darmstadt 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris. 

Mecklenburg 

L’artillerie était la même que la prussienne 

Saxe 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris. 

Wurtemberg 

Le train, le caisson et l’affût des canons étaient gris-vert. 

( 23 mai, 2008 )

L’armement des belligérents

L’armement des troupes allemandes 

Bade 

L’infanterie était armée du fusil rayé à culasse badois M1867 et prussien M1862 (Life Gre-nadier Regt, 5e RI). Les dragons étaient encore armés de la carabine rayée à percussion badoise M1853. L’artillerie badoise était dotée du nouveau canon rayé Krupp (8cm C/64 et 9cm C/67). 

Bavière 

L’infanterie était encore armée du fusil rayé à percussion Podewils M1867 sauf le 12e et 13e régiment d’infanterie qui avaientt reçus le nouveau fusil rayé à chargement par la culasse Werder M1869. Les jägers était armés d’une version plus courte du fusil Podewils sauf les bataillons n°2, 5, 9 et 10 qui avaient reçu la version carabine de l’excellent fusil Werder. Les chevau-légers étaient dotés de la carabine prussienne M1857. Les uhlans étaient armés de la lance. 

L’artillerie bavaroise était encore dotée de canon de 4 et de 6 (système Zoller). Au mois de septembre, l’artillerie sera renforcée avec des batteries de mitrailleuses. Le 2e régiment recevra une batterie à cheval de 12. Les artilleurs bavarois n’avaient pas de carabines mais ils se serviront de chassepots capturés à l’ennemi. 

Brunswick 

L’infanterie était armée du fusil rayé à chargement par la culasse prussien M1862. Les hussards étaient armés de la carabine rayée à chargement par la culasse M1857. L’artillerie était armée de canons rayés  de 6. Les artilleurs n’avaient pas de carabines. 

Hesse-Darmstadt 

L’infanterie était armée du fusil rayé à chargement par la culasse prussien M1862. Les jägers étaient armés du fusil prussien à culasse M1865. Les chevau-légers étaient armés de la carabine prussienne à culasse M1857. L’artillerie hessoise était du modèle prussien. 

Mecklenburg 

L’infanterie était armée du fusil rayé à chargement par la culasse prussien M1862. Les jägers étaient armés du fusil prussien à culasse M1865. Les dragons étaient armés de la carabine rayée à chargement par la culasse M1857. L’artillerie mecklenburgeoise était du modèle prussien. 

Saxe 

L’infanterie était armée du fusil rayé à chargement par la culasse prussien M1862. Les deux bataillons de jägers étaient armés du fusil prussien à culasse M1865 et le régiment Schützen était armé du fusil de fusilier M1860. La cavalerie saxonne était armée de la carabine rayée à chargement par la culasse M1857. Les uhlans étaient dotés de la lance. 

Wurtemberg 

L’infanterie et les jägers étaient armés du fusil rayé à chargement par la culasse prussien M1867. La cavalerie était armée pour ⅔ de pistolet à percussion  et pour  ⅓ de la carabine prussienne à culasse M1857.

L’armement des  troupes françaises 

L’époque impériale 

L’équipement de l’armée impériale est globalement standardisé : l’infanterie est armée du chassepot. Les dragons, la cavalerie légère et l’artillerie sont armés du fusil de dragon du modèle chassepot.  Les lanciers de la ligne et de la garde étaient armés de la lance.  L’artillerie dispose de mitrailleuse Reffye et de canons rayé en bronze à chargement par la bouche de 4 et de 12. 

L’époque républicaine 

Après les pertes en armement et en équipement de l’armée du Rhin et de Châlons, la red-dition de Metz et de Sedan, le gouvernement de la Défense Nationale est face à un gros problème d’armement : on estime les effectifs à 800000 hommes au mois de février 1871 mais seulement 290000 sont armés du chassepot, 150000 de différents fusils à chargement par la culasse et le reste de fusils à percussion ou de mousquets. Concernant les canons, beaucoup de modèle et de calibre différents ont été utilisés durant la période républicaine. De même pour les mitrailleuses. 

( 22 mai, 2008 )

«La France seule contre tous»

(Article du n°58 de la revue « Historia »)

En décidant sur un coup de tête, entre le 6 et le 19 juillet 1870, d’entrer en guerre contre la Prusse, l’entourage de Napoléon III croyait pouvoir compter sur trois alliés au moins : l’Autriche, l’Italie et le Danemark. La réalité fut tout autre et la France se retrouva isolée à la veille de la guerre. 

L’Autriche 

François-Joseph, l’empereur d’Autriche veut bien oublier que Napoléon III lui a enlevé la Lombardie en favorisant l’unité italienne et abandonné son frère Maximilien dans le guêpier mexicain, mais il doit composer avec l’opinion neutraliste de ses sujets hongrois et surtout, avec la menace de représailles russes. Circonstance aggravante : la précipitation de la France en 1870 ne laisse pas à François-Joseph le temps de préparer son peuple à l’idée d’une guerre, la troisième en onze ans. Dans ces conditions, hésitant à franchir le pas, il subordonne son intervention à un premier succès français en Allemagne du Sud, et à la condition que Napoléon III y soit vraiment accueilli en libérateur. 

La Belgique 

Léopold II le roi des Belges déteste Napoléon III qui a spolié sa mère, une princesse d’Orléans, et rendu folle sa sœur Charlotte, la malheureuse impératrice du Mexique. En révélant, le 20 juillet 1870, que l’ambassadeur de France lui a secrètement demandé au moment de Sadowa (1866) d’annexer la Belgique et le Luxembourg, et en prenant soin de faire publier la nouvelle dans le Times, Bismarck réussit à soulever contre la France à la fois l’opinion belge et l’opinion britannique. Léopold II mobilise 80000 hommes le long de la frontière française et écrit à la reine Victoria, sa nièce par alliance : « l’empereur Napoléon est un conspirateur… Il est le grand coupable. L’Europe entière devrait profiter de l’occasion pour dicter à la France ses conditions. » Ainsi, avec cette question belge, Napoléon III a-t-il perdu le soutien de sa plus fidèle alliée, l’Angleterre. 

Le Danemark 

Christian IX, désireux de récupérer les duchés de Schleswig et du Holstein arrachés par la Prusse en 1864, envisage bien un moment d’aider la marine française – alors l’une des premières du monde -, à débarquer près de Kiel. Mais la mauvaise volonté du ministre de la Marine, l’amiral Rigault de Genouilly, retarda l’opération et lorsque les Danois apprirent nos défaites en Alsace, ils jugèrent prudent de s’excuser. 

La Grande-Bretagne 

Victoria a de meilleures relations avec Napoléon III depuis sa visite en 1855 et la guerre de Crimée. Mais, avec l’arrivée de Gladstone au pouvoir et le mariage de la princesse Vicky (fille de Victoria) avec le prince héritier de Prusse, l’empereur a perdu ses appuis au gouvernement et à la Cour. L’habilité de Bismarck à dévoiler les projets belges de Napoléon III va retourner l’opinion contre la France. Le lendemain de la déclaration de guerre par la France, l’Illustrated News écrit : « L’empire libéral fait la guerre pour une question d’étiquette. » Le Times renchérit : « C’est le plus grand crime qu’une nation ait commis depuis la chute de Napoléon. » Et Victoria note : « Le comportement vantard et prétentieux des Français rendait la guerre inévitable. » 

L’Italie 

Victor-Emmanuel II doit la Lombardie à Napoléon III mais la Vénétie à Bismarck. Mais la France, en maintenant à Rome une division pour protéger le pouvoir temporel du pape, empêche le roi italien d’en faire sa capitale. Soucieux de ménager l’opinion des catholiques, dont certains ne craignent pas de dire « plutôt les Prussiens à Paris que les Italiens à Rome », Napoléon III refuse de « perdre son honneur sur le Tibre ». L’Italie, elle, optera pour la neutralité… 

La Russie 

Alexandre II s’est brouillé sur la question polonaise avec Napoléon III, lequel tolère à Paris l’existence d’un parti polonais animé par Walewski (le fils naturel de Napoléon Ier), d’un comité central pour la cause polonaise et la publication de romans dénonçant les atrocités russes. Cette brouille s’envenime encore lors de la visite du tsar à l’Exposition universelle de Paris en 1867. Le Russe prend très mal l’invective de l’avocat Floquet qui lance sur son passage un « Vive la Pologne, Monsieur ». Puis, au retour de la revue de Longchamps, il essuie un coup de feu tiré par un patriote polonais et échappe de peu à la mort. Le soir même, il veut repartir. L’impératrice réussit à l’en dissuader mais le tsar en garde rancune. En 1870, il promet à Bismarck de prendre l’Autriche à revers si elle fait cause commune avec la France. 

 

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