( 13 septembre, 2009 )

Le nom des différentes formations de Francs-tireurs

« Le commissaire général STIOT avait publié, il y a une trentaine d’années dans le numéro 83 de la revue Symboles et Traditions une liste de 599 formations de Francs-tireurs créées d’après les décrets des 29 septembre et 11 octobre 1870 portant sur l’organisation de compagnies de gardes nationaux mobilisés, avec des volontaires ne relevant ni de l’armée ni de la garde nationale mobile ; article basé sur l’ouvrage de A. Martinière : La Garde Nationale mobilisée pendant la guerre 1870 1871, Paris, 1896.  »

(Plusieurs formations correspondent à une même troupe ayant changé de dénomination au cours de la guerre).

ST 428 Francs-tireurs Franco – Américains, capitaine Rampon ;
ST 432 Francs-tireurs Français de Montevideo, capitaine de Fries ;
ST 438 Chasseurs de Marsala (Sicile), (trois compagnies), chef de bataillon Perla ;
ST 439 Volontaires Français de Tunis, capitaine Brulat ;
ST 450 Corps Franc de Rio de Janeiro, capitaine Jammet ;
ST 451 Corps Franc de Buenos Aires, capitaine Pfleger ;
ST 452 Légion Franco – Montévidéenne, lieutenant Collin.
ST 453 Enfants Perdus d’Amérique (Français), capitaine Laugran ;
ST 456 Tirailleurs francs-comtois de Garibaldi (quatre compagnies), chef de bataillon Ordinaire ;
ST 459 Compagnie des Eclaireurs Volontaires de Caprera,(Sardaigne), capitaine Rolland ;
ST 460 Compagnie Espagnole, capitaine Blairet ;
ST 462 Guérilla Gréco-française d’Orient, (quatre compagnies), lieutenant colonel Chenet ;
ST 465 Corps de Cavalerie Etrangère Irrégulière, capitaine Henrimac-Iver ;
ST 466 Légion Hellénique, capitaine Faivret ;
ST 468 Compagnie Irlandaise, capitaine Kirvan ;
ST 473 Légion Garibaldienne Espagnole, chef de bataillon Cancelo ;
ST 476 Guides de Garibaldi, lieutenant colonel Farlatti ;
ST 477 Cavalerie Etrangère, Leski ;
ST 478 Régiment Irlandais, O’Kelly ;
ST 483 Légion Espagnole Garibaldienne, capitaine Ellola ;
ST 484 Escadron de chasseurs garibaldiens, chef d’escadrons Tironi ;
ST 487 Chasseurs Egyptiens (deux compagnies), chef de bataillon Pennazi ;
ST 494 Guérilla d’Orient, chef de bataillon de Saulcy ;
ST 497 Première Légion des Volontaires Italiens (trois bataillons), colonel Tanara ;
ST 502 Francs-tireurs Garibaldiens, (huit compagnies), lieutenant colonel Eudeline ;
ST 514 Compagnies de Carabiniers Génois, (deux compagnies), chef de bataillon Razetto ;
ST 515 Compagnie Espagnole, capitaines Garcia et Fays ;
ST 516 Compagnie Espagnole – française, chef de bataillon Artigala ;
ST 519 Enfants Perdus de l’Amérique du Nord, lieutenant Laugran ;
ST 543 La Louve Franco – Belge ; capitaine Nicolas ;
ST 553 Volontaires Franco – Américains (ou Légion Américaine), lieutenant Soula ;
ST 556 Eclaireurs du Corps de Garibaldi, (cavalerie), chef d’escadrons Coquerel ;
ST 567 Volontaires Garibaldiens (trois bataillons et un escadron), lieut. Colonel Conetti.

( 11 octobre, 2008 )

« La Garde Nationale de Paris »

La Garde Nationale de Paris joua non seulement un rôle militaire mais aussi politique qui culmina lors de « la Commune ». Il y avait 51 bataillons à Paris au début des hostilités. 9 furent créés en plus par la loi du 12 août. Chaque bataillon était constitué de 8 compagnies pour un effectif de 1500 hommes. Les officiers étaient élus par leurs soldats (procédure qui commença avec les 9 nouveaux bataillons). Cette procédure nuira considérablement à la fiabilité de ces troupes. Une circulaire du ministère de l’Intérieur datée du 6 septembre autorisa la création de 60 bataillons supplémentaires de 1500 hommes recrutés par arrondissement (22 à Paris). Les effectifs de chaque bataillon variant en fonction de la population de chaque arrondissement.
On constitua au lieu de 120 bataillons initialement, 260 bataillons allant de 350 hommes à 2600. Le 12 septembre, faute d’armes en quantité suffisante, le gouvernement dissolu les nouveaux bataillons. 22 bataillons seulement furent transformés en unités auxiliaires du génie qui furent employés à la fortification de Paris.
Il pouvait avoir dans le même bataillon, 5 ou 6 types de fusils différents posant ainsi le problème des munitions. Les généraux ne voyant pas d’un bon œil la distribution de chassepot à ce type de troupe très « instable » politiquement.
Le gouvernement n’ayant pas non plus une confiance absolue dans ces troupes ordonna par le décret du 16 octobre la création d’une seule compagnie de volontaire dans chaque bataillon dotée d’armes modernes. 4 de ces compagnies formeraient un bataillon de 2400 hommes attaché à chaque division. Sur 344000 hommes, il n’y eut que 6500 volontaires réduisant ce décret à néant.
Le 8 novembre, un nouveau décret ordonna que chaque bataillon soit divisé en deux. Les quatre premières constituées en fonction de catégories (l’âge, la situation familiale, etc.) furent désignées comme « compagnies de guerre » et armées avec les fusils les plus modernes.
La Garde Nationale de Paris put aligner sur le terrain 59 bataillons de 4 compagnies pour un total théorique de 104000 (227000 en réserve) qui formèrent la 1er Armée. Elle fut placée en première ligne fin novembre mais les résultats ne furent pas encourageants. Un bataillon au complet abandonna son poste et refusa d’y retourner ; un autre où la moitié de l’effectif était soul comme des cochons, etc.
La Garde Nationale de Paris n’avaient qu’une légion de cavalerie à quatre escadrons qui servait généralement de courriers ou de guide. Elle fut dissolue le 11 janvier.
Le décret du 19 septembre ordonna la formation de 9 batteries d’artillerie déployées dans différents bastions autour de la capitale.
La Garde Nationale de Paris fut employé essentiellement dans un rôle statique : défense de périmètre, de point stratégique, etc. Elle combattit aussi lors de la bataille de Buzenval où elle fit preuve de fiabilité et d’un semblant de cohérence et de discipline.
Elle fut dissoute le 25 août 1871 pour son rôle lors de la Commune.

( 23 juin, 2008 )

L’organisation de l’artillerie

En 1860, le personnel de l’Artillerie était organisé de la manière suivante : 

Les Troupes du Corps Impérial de l’artillerie 

- 1 État-major particulier de 371 officiers dont 32 colonels, 38 lieutenants-colonels, 84 Chefs d’escadron et 215 capitaines pour l’artillerie, 1 colonel, 1 lieutenant-colonel pour le Train d’artillerie et 1.000 hommes,


Artillerie de la Garde Impériale 

- 1 division d’artillerie à pied de la Garde à 1 batterie à pied et 1 compagnie d’ouvriers-pontonniers commandée par un chef d’escadron,

- 1 régiment d’artillerie monté de la Garde avec 1 état-major, 1 peloton hors rang et 8 batteries montées, avec 920 chevaux

- 1 régiment d’artillerie à cheval de la Garde avec 1 état-major, 1 peloton hors rang et 6 batteries à cheval, avec 1.055 chevaux

- 1 escadron du train d’artillerie de la Garde avec 1 état-major et 2 compagnies pouvant être dédoublées en temps de guerre et former des batteries mixtes avec les batteries à pied, disposant de 162 chevaux,


Artillerie de ligne 
- 5 régiments d’artillerie à pied (n° 1 à 5) comprenant chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 16 batteries à pied

- 1 régiment d’artillerie-pontonniers (n°6) comprenant 1 état-major, 1 peloton hors rang, 12 compagnies de Canonniers-Pontonniers,

- 10 régiments d’artillerie montés (n°7 à 16) comprenant chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 10 batteries montées,

- 4 régiments d’artillerie à cheval (n°17 à 20) comprenant chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 8 batteries à cheval,

- 12 compagnies d’ouvriers,

- 2 compagnies d’armuriers,

- 6 escadrons du train d’artillerie comprenant chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang et 5 compagnies pouvant être dédoublées en temps de guerre et former des batteries mixtes avec les batteries à pied.

Le nombre de chevaux nécessaires fut fixé à 49.839.

L’Uniforme 

Malgré le rétablissement des subdivisons d’arme (artillerie à pied, montée ou à cheval), la tenue resta la même pour tous les régiments de ligne. On sépara seulement de façon très nette la grande tenue (habit, pantalon, shako) de la petite tenue portée en service ordinaire ou en campagne (veste, pantalon, képi).

Pour la Garde impériale, la tenue comprenait :

- en grande tenue, le dolman bleu foncé à tresses et distinctives écarlates, le pantalon bleu à double bande écarlate, le talpack noir avec flamme écarlate et plumet droit blanc,
- en petite tenue, la veste bleu à pattes de collet écarlates, le pantalon, le talpack sans flamme, avec simple pompon.

Pour les officiers les tresses, les galons de grade et les bandes sont dorées en grande tenue. Les tresses sont noires et le pompon est doré  en petite tenue.

Les officiers du Train d’artillerie portèrent la même tenue avec galons et bouton argent.

Les Étendards 

L’aigle impérial et les noms de bataille furent rétablis en 1851. L’avers porte l’inscription « Louis Napoléon au….. » et les lettres LN et RF aux angles.

En 1852, les soies de 1851 furent incinérées et remplacées par de nouvelles reprenant le modèle de 1812 avec les mêmes broderies, l’inscription « L’Empereur Napoléon III au… » à l’avers et les noms de victoires postérieures à 1792 au revers.

La défaite de 1871 provoqua la destruction ou la capture de la plus grande partie des unités. Les hostilités terminées, il fallut reconstituer une armée. Après des organisations provisoires basées sur la transformation des anciens régiments, un premier décret, du 20 avril 1872, porta le nombre des régiments à 30 à 11 batteries, créa treize commandements d’artillerie dont un à Alger et déplaça l’École d’artillerie et du génie à Fontainebleau.

( 15 juin, 2008 )

L’artillerie prussienne

En 1870, elle était constituée de onze régiments. Chaque régiment avait cinq unités – une à cheval, trois à pied et une de réserve plus les colonnes d’approvisionnment (cinq pour l’artillerie et quatre pour l’infanterie). L’artillerie à cheval avait trois batteries de six canons légers C64 de 4pdr,  l’artillerie à pied avait quatre batteries  de deux canons lourds C67 de 6pdr et deux canons légers C64 de 4pdr. L’unité de réserve était constituée d’une batterie à cheval, d’une batterie légeres et d’une batterie lourde. les canons étaient fabriqués par Krupp. Le matériel était peint en bleu moyen.

( 11 juin, 2008 )

La Garde Mobile

La garde nationale, crée en 1789, était formée de tous les citoyens de 16 à 60 ans. En décembre 1851, après son coup d’état, Napoléon III ne la dissout pas mais l’amoindrit : chaque garde ne devait plus que trois jours de service pas an. Réorganisée en pleine guerre, le 12 août 1870, la garde nationale défendit de son mieux la capitale et la France face aux Prussiens. Elle avait pour mission d’assister les autorités, de protéger les biens, de maintenir l’ordre et de veiller à la sécurité. Les gardes étaient formés dans chaque canton, en plusieurs compagnies, et élisaient eux-mêmes leurs officiers et cela  jusqu’au sérieux combat de Châtillon où ce système montra son inefficacité face à l’ennemi. Chaque bataillon avait un effectif théorique de huit compagnies de deux cent cinquante hommes. La loi du 17 juillet ordonnait la création d’un régiment à trois bataillons par département. L’effectif réel de chaque bataillon était de mille deux cents hommes. En aucun cas, et malgré leur courage, ces hommes ne pouvaient résister lors d’un affrontement au « professionnalisme » et au nombre des armées allemandes. La garde nationale était divisée en trois corps différents. 

Les gardes mobiles, appelés « mobiles », corps constitué d’hommes de 20 à 40 ans, réservistes venant de toutes les régions n’ayant pas effectué leur service militaire mais qui étaient soumis à des périodes de préparation militaire. En tant de guerre ils devaient pouvoir combattre aux côtés des troupes régulières. Le conte de Palikao avait demandé l’organisation de 100 000 mobiles, courant août 1870, 400 bataillons furent constitués en province avec une formation et un équipement minimum. Le 29 août, 90 bataillons rejoignent la capitale. On avait fait appel aux classe 1865-69.  La Garde mobiles comptaient aussi un large contingent d’artillerie. Elle disposait de cent vingt-cinq batteries à pied. Au cours de la guerre, trente-huit furent transformées en batteries montées dont douze de mitrailleuses. On créa aussi des unités montées pour couper les lignes de communications ennemies. 

( 9 juin, 2008 )

La Marine (période républicaine)

L’armée impériale n’existant plus à la fin de l’Empire, le gouvernement de la Défence Nationale fit appel en majorité aux réservistes et volontaires pour seconder « l’armée régulière » moribonde. Par conséquence, on demanda l’aide de la Marine. Les troupes de Marine arrivèrent le 7 août à Paris. L’encerclement de Paris par les troupes allemandes fut fini le 19 septembre et il y avait huit mille trois cents marins et cinq mille marsouins (infanterie de Marine) dans Paris. Les marins formaient au total treize bataillons et l’infanterie de Marine était divisée en quatre bataillons et en onze batteries de canons. Durant le siège, on créa encore trois bataillons d’infanterie de Marine de marche et cinq batteries.  Ils furent formés avec des volontaires, des vétérans et ceux qui s’étaient échappés de Sedan. La Marine était résponsable des forts protégeant Paris (Romainville, Noisy, Rosny, Ivry, Bicêtre et Montrouge) et de leurs quatre cent soixante-douze canons. Les officiers de Marine avaient sous leurs juridiction neuf secteurs défensifs de Paris.

La Marine utilisa beaucoup de vingt bateaux incluant des batteries blindées embarquées de 14cm jusqu’à 24cm et de trains blindés servant de batteries mobiles évoluant depuis le centre de Paris pendant le siège.

On créa douze bataillons en province : un à Brest, un à Toulon, un à Cherbourg, neuf en action dans l’armée de la Loire et trois dans celle du Nord. Au total huit bataillons et nombre de petits détachements  pour un effectif de huit mille neuf cents hommes. Beaucoup de modèles d’artillerie et de mitrailleuse furent utilisés telles des Gatling.

La présence des troupes de Marine permit de resister à l’armée de la Loire. Ils se distinguèrent à Coulmiers, Pont de Noyelles, Bapaume, St-Quentin et à Orléans.

( 7 juin, 2008 )

L’armée d’Afrique (période républicaine)

Les zouaves et les Turcos furent pratiquement anéantis lors de la bataille de Froeschwiller et Sedan. Ceux qui purent s’enfuir de Sedan contribuèrent considérablement à la nouvelle armée du gouvernement républicain. 

Les Zouaves 

Des éléments du 3e zouaves (Dix-sept officiers et quatre cent vingt-trois hommes) purent s’échapper de Sedan.  Ils rejoignirent Paris et formèrent le noyau du nouveau 4e régiment avec deux compagnies des ex-zouaves de la Garde. Le régiment complété avec des réservistes et des volontaires et fort de deux mille hommes participa au siège de Paris. Les dix compagnies de dépôt (en Algérie) formèrent à leur tour la base de trois nouveaux régiments : Antibes (1er), Avignon (2e) et Montpellier (3e) complétés avec des volontaire d’un an. Grâce à la popularité des zouaves, on put créer un 4e régiment (à ne pas confondre avec celui de Paris) avec les trois premiers. Le 1er et le 2ème intégrèrent le 15e Corps (la meilleure formation de l’armée de la Loire), le 3e le 20 Corps et le nouveau 4e le 18e Corps. 

Les Turcos 

Le 3 septembre, un détachement en route pour Paris et les rescapés de Wissembourg et Froeschwiller  étaient dispatchés dans l’armée de la Loire. Le 2 octobre, ils formèrent un régiment attaché au 15e Corps. La plupart des effectifs, c’est-à-dire les bataillons de dépôt, étant en Algérie, on forma un second régiment avec un seul bataillon. 

Les Chasseurs d’Afrique 

Huit escadrons survirent à la fin de l’Empire et l’on créa à l’aide des réservistes et des volontaires trois régiments de marche dont deux servirent en France. 

La Légion Etrangère 

En 1870, la Légion Etrangère était formée d’un régiment de quatre bataillons de huit compagnies. Même elle ne pouvait pas se battre en métropole selon la loi, elle fournit tout de même un contingent excluant les ressortissants allemands. Le 11 octobre un régiment de marche (soixante officiers et mille quatre cent cinquante sept hommes) fut débarqué à Toulon. Un décret du 22 août autorisa la création à Tour d’un cinquième bataillon pour les étrangers désirant se battre pour la France. Il rejoignit le reste du régiment le 26 octobre. L’effectif total s’élevait à deux mille sept cents hommes. La Légion se battit à Coulmiers, à Cercottes et dans l’Est. 

L’infanterie Légère d’Afrique 

Le 17 octobre, chaque bataillon (trois au total) eut ordre de mobiliser deux compagnies de deux cent cinquante hommes chacune et de les envoyer en France. Le 5 décembre, ils formèrent un seul bataillon qui incorpora l’armée de la Loire. Le 13, on le sépara en deux et ils servirent dans le 18e Corps. 

Les Spahis 

En 1870, un escadron participa à la défense de Paris et chaque province d’Algérie (trois au total) fournirent trois escadrons qui formèrent un régiment. Celui-ci incorpora l’armée de la Loire. 

( 6 juin, 2008 )

L’infanterie prussienne

L’infanterie prussienne était constituée de cent deux régiments d’infanterie numérotés de 1 à 91 et de 93 à 96, et neuf régiments dans la Garde. Les régiments de 93 à 96 étaient recrutés parmi des états indépendants : n°93 dans l’Anhalt, n°94 dans la Saxe-Weimar, n°95 dans la Saxe-Cobourg-Gotha et la Saxe-Meinigen et le 1er bataillon du 96 dans la Saxe-Altenburg, le 2e dans le Reub et le 3e dans le Schwarzburg. Les régiments étaient composés de la manière suivante : trois bataillons de quatre compagnies numérotés de 1 à 4 pour le 1er bataillon, de 5 à 8 pour le 2e et de 9 à 12 pour le 3e. Chaque compagnie avait un effectif de deux cent cinquante hommes et le bataillon avait un effectif de dix-huit officiers et de mille deux hommes.   Le 4 juillet 1860, douze régiments premiers régiments furent désignés comme « grenadiers » et ceux du numéro 33 à 40 comme fusiliers. En 1867, le numéro 73 ceux de 80 à 86 furent nommés fusiliers. Ceci était pu-rement honorifique et ne changeait en rien la tactique de combat. Les grenadiers, les non-fusiliers de la Garde et les régiments de ligne avaient deux bataillons de grenadiers et un de fusiliers. Les régiments de fusiliers n’avaient pas de grenadiers. 

Il y avait treize bataillons de jägers. Il y avait le bataillon de jägers de la Garde, le bataillon de Schützen de la Garde, le bataillon de Prusse orientale n°1, le bataillon de Poméranie n°2, le bataillon de Brandebourg n°3, le bataillon de Magdebourg n°4 , le bataillon de Silesie n°5, le 2e bataillon de Silésie n°2, le bataillon de Westphalie n°7 formé avec les troupes de l’état de Schaumbourg-Lippe, le bataillon de Rhénanie n°8, le bataillon de Laurenbourg n°9, le bataillon de Hanovre n°10 et le bataillon de Hesse n°11. L’effectif des bataillons de jägers et de Schützen était de quatre compagnies.

( 6 juin, 2008 )

L’artillerie républicaine

L’Artillerie fut complètement détruite avec l’armée impériale et l’industrie française ne fut pas capable de remplacer les canons perdus. On estimait le nombre des canons à mille cinq cents pour les armées provinciales et mille cents pour la défense de Paris plus quelques centaines de vieux canons lisses. Le seul point positif étaient que le service de remonte avec une grande quantité de matériel (chevaux, caissons, etc.). Il n’y avait que quatre cent cinquante officiers d’artillerie dis-ponible certains venaient d’être promus. On dut faire appel aux retraités et aux officiers de Marine. On eut des difficultés à assembler l’ensemble, les dépôts étant constituées de batteries à pied. On les convertit en « batteries montées » et d’au-tres en « batteries mixtes ». Celles-ci étant servies par des artilleurs à pied et tractées par les services du Train.  Entre le 15 juillet 1870 et le 1 mars 1871, on créa deux cent quatre-vingt deux batteries et quatre-vingt neuf compagnies du Train. 

( 6 juin, 2008 )

La cavalerie républicaine

Il n’y eut plus d’actions de cavalerie comme à Froescwiller, Mars-la-Tour ou Sedan. Les régiments survivants furent complétement inqdaptés à la suite des opérations et aux besoins de la nouvelle armée. On utilisa un système similaire à celui de l’infanterie pour créer de nouveaux régiments de cavalerie avec les dépôts. On forma deux divisions incorporées à la 2e et 3e Armée. La 2e avaient le 1e et 2e « régiment de marche » de dragons (13e et14e), le 1e et 9e chasseurs, un escadron de spahis et six escadrons de grendarmes à cheval (46 officiers et 720 hommes). La 3e Aemée avait le 1e lanciers « de marche » (9e), le 2e cuirassiers (12e) formé avait les dépôts des Cent-Gardes, des cuirassiers et les carabiniers de la Garde et le 1e cuirassiers ; des régiments mixtes avec les escadrons des dépôts des lanciers, chasseurs, guides et dragons de la Garde. 

On créa le 26 août quarante régiments : neuf de cuirassiers, dix de dragons (incluant le 7e et le 11e recréés), cinq de lanciers, deux de chasseurs, quatre de hussards et dix régiments mixtes. Les « régiments de marche » avaient quatre escadrons (cinq pour le 7e et le 11e). Les régiments mixtes étaient composés de différents escadrons de différents types de cavalerie en majorité légère.

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